Fini ! ... Ou presque ...

Publié le par David Bry

Ca y est ! J'ai terminé depuis quelques jours le premier jet de mon roman en cours : Que passe l'hiver. A la fin de cette version, le manuscrit fait trente chapitres et 560.000 signes (l'équivalent de 2087). 

 

Ce qu'il me reste à faire, maintenant ? Relire, relire et relire, corriger, apporter des précisions nécessaires, étoffer telle scène ou tel personnage, mieux anticiper tel ou tel passage afin que tout soit fluide et évident.

Si le nombre de chapitres ne devrait pas évoluer avec ce travail, le taille du livre devrait elle augmenter encore un peu pour atteindre j'imagine les 600.000 et quelques signes (soit dans les 450 pages).

 

Que passe l'hiver est un travail de longue haleine. J'en ai écrit une sorte de première version (depuis passée à la poubelle) juste après avoir terminé les Contes désenchantés, il y a deux ans de cela. Je l'ai ensuite recommencé une fois, deux fois ... avant d'entamer en décembre dernier, poussé par un éditeur qui m'a fait retravailler mon synopsis, la version actuelle. Cela fait donc bientôt 1 an que j'ai commencé ce roman, et je devrais le terminer d'ici janvier prochain. C'est, à ce jour, celui qui m'aura demandé le plus de temps et de travail.

 

Que passe l'hiver raconte l'histoire d'un jeune seigneur qui se rend, pour la première fois de sa vie, à la cérémonie du solstice d'hiver. Celle-ci est l'occasion, pour les seigneurs de son monde (appelé "la Clairière") de se rendre auprès de leur roi afin de renouveller leurs serments d'allégeance.

Malheureusement, cet hiver-ci ne sera pas comme les autres, et ce qui devait être une fête va très vite se transformer en tragédie.

 

Extrait (issu du manuscrit en cours) :

De tous ceux qui avaient ainsi pris vie dans l’esprit de Stig, de toutes les images, c’est la figure étrange du souverain, mi-homme mi-dieu, qui depuis toujours l’obsède et le fascine. Il a souvent essayé de se le représenter, sans jamais en être satisfait. À quoi peut bien ressembler un demi-dieu aux cors de cerfs, aux yeux noirs comme la nuit la plus sombre et à la peau pâle comme la lune ? 

— Bien sûr, répond-il alors. Bien sûr que je suis prêt.

Cette année, Stig a atteint son vingtième hiver. Il porte désormais une épée sur le flanc, des couteaux cachés dans ses vêtements, et s'apprête à rencontrer les seigneurs des hommes : le roi de la Clairière. 


C'est un roman que j'aime énormément. Très triste, que j'essaie de rendre très poétique. Il parle de la vie, de la mort, du destin, de ces choses que l'on accepte de vendre ou pas.
J'espère qu'il plaira.
Sur-ce, j'y retourne ... :)

Publié dans Que passe l'hiver

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Laurent Duquesne 27/11/2013 20:13

Salut David,

Et bien, voilà un pitch très alléchant. Vivement que passe l'hiver dans nos meilleures crèmeries. Courage pour cette dernière étape, cruciale, mais parfois un peu fastidieuse.

A bientôt

David 28/11/2013 21:33



Merci beaucoup Laurent, c'est très sympa d'être passé par ici, si longtemps après nos derniers échanges :).


Content que ces premiers mots sur "Que passe l'hiver" t'aient intéressé. Etonnamment (parce qu'en effet ça pourrait être fastidieux comme tu dis), j'aime beaucoup cette période de corrections. Il
y a un côté presque reposant à se dire que la matière première est là, qu'il reste "juste" à l'améliorer, retailler par ici, ajouter par là, corriger les imperfections. Le travail titanesque de
la création devient à ce moment presque de l'orfèvrerie. D'où le .. ahem ... "repos" :).


A bientôt !