Les personnages d'Ervalon : Aurianne

Publié le par David Bry

Aurianne Dalfort
Aurianne est originaire du petit village d’Ern, situé à une bonne demi-journée de marche d’Aveld, la capitale du duché. Descendante d’une longue lignée de guérisseuse, elle en a hérité ses dons de soigneuse … ainsi semble-t-il qu’une étrange faculté de parfois pressentir l’avenir, ou les avenirs possibles. Souvent, le matin, la jeune femme se réveille en sursaut, paniquée, après l’un de ses rêves qu’elle fait … Rêves qui parfois deviennent réalité. Elle sut que le vieux Fared allait mourir avant que son corps ne soit retrouvé dans sa grange, que les deux troupeaux de vaches du village allaient attraper la maladie, et que les brigands forceraient les fermiers à abandonner les champs les plus éloignés. Mais elle n’en a jamais rien dit, ni à sa mère, pourtant inquiète des réveils parfois violents de sa fille, ni aux anciens d’Ern. Ces dons-là ne paraissent pas venir d’Idril, la Déesse, aussi la jeune femme préfère-t-elle les taire et les ignorer, tant qu’elle le peut. 

Son quotidien ne lui laisse par ailleurs que peu le temps de se poser des questions. Inlassablement, elle parcourt le village, les champs, les vergers et les potagers, apportant la bénédiction d’Idril, soignant les malades, aidant là où elle le peut. Et, deux fois par semaine, elle accompagne son jeune frère et son oncle à Aveld, où elle vend les herbes médicinales qu’elle cultive dans son petit lopin de terre.

La vie tranquille de la jeune femme ne la préparait absolument pas aux évènements qui se préparent à bouleverser Ervalon. Et pourtant …


Ce que j’en pense …
Aurianne est une visionnaire, comme Chtark. Elle sait le monde dont elle a envie, celui qu’elle veut défendre. Mais à la différence du chasseur, elle sait aussi qu’on ne peut tout changer d’un coup, et que plusieurs petites actions anodines valent parfois mieux qu’un coup d’éclat. 

Aurianne n’est ni une fine lame crainte de ses ennemies, ni une magicienne qui d’un mot peut les faire fuir. Les seules armes dont elle dispose sont sa volonté, inébranlable, la foi en sa déesse et ses convictions propres. Elle est aussi dotée d’un vrai courage. Elle connait ses faiblesses, mais jamais cela ne l’empêchera de courir les mêmes dangers que ses amis.

J’ai beaucoup d’admiration pour l’entêtement lucide de la guérisseuse. Elle ne baisse jamais les bras. Jamais.

Ne serait-ce pas ce qu'on appelle de l'héroïsme ?

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