Les personnages d'Ervalon : Les Harken

Publié le par David Bry

Je continue la présentation des personnages d'Ervalon avec cette fois-ci la famille régnante d'Avelden : Hughes, Iselde et Féril Harken ! Bonne lecture.

Les Harken
La famille Harken règne sur le duché d’Avelden depuis sa création, lorsqu’il fut envahi et annexé par le roi Hunon bien avant le début de notre histoire. Lorsque celle-ci démarre, quelques siècles plus tard, le vieux duc Hughes est alors à la tête d’un peuple de bergers descendant de soldats ou de colons, de terres arides appauvries par les famines, les hivers trop froids et les étés trop secs. 

Le premier duc, Lahan Harken, était maréchal d’Ervalon. Son tempérament de soldat a marqué, et marque toujours, profondément ses descendants. Les Harken sont élevés et éduqués pour être des chefs militaires, avec pour seule obsession la défense leurs terres et leur peuple. S’ils y excellent donc, ils accordent cependant bien moins d’importance aux arts de la gestion et de la diplomatie, qu’ils considèrent par ailleurs comme l’arme des faibles et des traitres. Cette manière de voir, héritée de leurs ancêtres qui ont installé leurs terres sur celles des Tribus, leur a certes permis de protéger Avelden de toute tentative de reconquête, mais a également empêché le duché de devenir aussi prospère que ses voisins.

Iselde Harken, la fille unique du vieux duc, est l’image-même de cela. Elle n’est à l’aise qu’une épée à la main ou sur un cheval, et déteste ce qu’elle appelle les simagrées et autres bonnes manières. Pour elle, rien ne sert de tergiverser, et le chemin le plus court pour atteindre son but est la ligne droite. Le duc Hughes est quant à lui un chef militaire vieillissant qui, enfermé dans son château, regrette l’époque où il pourchassait lui-même les brigands à la tête de ses hommes, bataillant et repoussant sans cesse ceux qu’il appelait les « ennemis d’Avelden ». Féril Harken enfin, son neveu à qui le duc a confié le commandement de la Garde d’Aveld, est légèrement à part. Seul à être à l’aise en ce qui concerne les relations humaines, il peut tout autant que ses parents se faire respecter et obéir, mais sait aussi, et de manière naturelle, se faire apprécier par ses soldats.

Les ducs Harken sont durs et froids, et en cela ils ressemblent beaucoup à leurs terres, sans que l’on sache qui a marqué l’autre de son empreinte. Le renforcement des brigands et les menaces qu’ils font courir à tout Ervalon vont les ramener sur le sentier de la guerre. Sauront-ils relever les défis qui les attendent ?

Ce que j’en pense
Je dois bien l’admettre, j’aime les Harken. Je les aime pour les valeurs qu’ils défendent, bien sûr, mais aussi (surtout ?) pour leurs défauts. Complètement aveuglés par leur mission, ils passent à côté de tout ce qui est réellement important autour d’eux et de tout ce qui peut se jouer dans les coulisses. Ils se raccrochent à un passé, une histoire qui n’a plus lieu d’être. Et ils sont tellement bancales qu’ils ont besoin des autres pour les aider à faire face. 

C’est cette faiblesse qui les rend si humain, si démunis parfois, et la seule qui rend supportable leurs manières et leurs sautes d’humeur. Car derrière leur apparence rude et brusque se cache une vision sans doute un peu caricaturale du monde, mais qui n’en reste pas moins très humaniste.

Publié dans Ervalon

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