Mercredi 10 mars 2010
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Toujours dans la continuité de la présentation des personnages, voici maintenant la sœur aînée de Donhull : Miriya.
Miriya Lirso
Miriya a été profondément marquée par la mort de ses parents, tués par des brigands lors de l’attaque de leur ferme. Aussi, malgré ses dix ans à peine, elle se jura de les venger, un jour.
Recueillie avec son frère par le bourgmestre du village, initié au culte d’Idril, la Déesse de la Nature, elle en apprit les préceptes tout en s’entraînant au métier des armes auprès des
miliciens du village.
Dès qu’elle fut en âge de prendre les armes et de se battre réellement, elle s’engagea dans la milice. Malgré les attaques de plus en plus fréquentes des pillards, elle est sur tous les fronts.
Elle parcourt les collines avec son frère à la recherche de toute trace des brigands, visite les fermes les plus isolées, et court vers les palissades en bois de Mirinn dès que sonne la cloche
d’alerte.
Ce que j’en pense
Au-delà de la mort de ses parents qu’elle veut venger pour respecter son serment et tourner une page de sa vie, Miriya a besoin d’une cause. Elle ne vit que par l’engagement, et que repousser
les brigands de Mirinn ne peut être qu’une étape dans sa vie. Jamais elle ne sera fermière, ni artisane. Les armes et sa foi sont son métier.
Si Miriya rêve d’héroïsme et de grandes batailles, elle n’en reste pas moins une jeune femme. Derrière un masque martial, elle en a toutes les aspirations.
Elle s’en cache et ne l’avouera jamais, mais elle a terriblement besoin d’amour.
Et elle le cherche de manière presque aussi passionnée que la vengeance.
Par David Bry
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Lundi 8 mars 2010
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08:43
J’ai terminé vendredi dernier le premier jet de Failles, mon prochain roman en dehors d’Ervalon, dont j’avais entamé la rédaction courant janvier. Un peu moins de 400.000 signes qui,
retravaillés, améliorés et revus, devraient donner un texte autour des 600.000 signes (à titre de comparaison, les différents tomes d'Ervalon font aux alentours de 450.000 signes).
Ce n’est qu’un premier jet, et beaucoup de travail reste encore à faire. Un peu comme un sculpteur, qui vient de terminer l’extraction des grandes masses et qui doit maintenant affiner les
visages, les corps, les positions et les expressions. Le même travail m’attend, avec ici des mots et une histoire.
Failles raconte l’histoire de trois personnages dont les parents respectifs ont, à différents niveaux, eu des rôles à jouer dans une guerre mal terminée. Quelques années plus tard, ils
vont y être mêlés à leur tour : l’un d’eux pour perpétuer l’héritage de son père, le second pour échapper à celui du sien, et le troisième pour essayer d’en réparer les erreurs.
Failles traite donc, toujours à partir d’un monde d’heroic-fantasy, de l’héritage, du bagage plus ou moins lourd que l’on reçoit de ses parents, et de la manière de vivre avec ou d’essayer de
s’en débarrasser.
L’histoire est plus dure que celle d’Ervalon. Les héros en sont plus abimés. Ils ne luttent pas pour de grands idéaux, ou de belles convictions. Ils luttent pour eux-mêmes. Et c’est peut-être
encore plus dur.
Comme une bonne vieille pâte à crêpes (…), je vais laisser reposer le texte une semaine ou deux avant de m’y remettre. Le temps de travailler sur autre chose : la rédaction d’une nouvelle
m’attend , ainsi que quelques scénarii de jeux de rôle !
Par David Bry
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Jeudi 4 mars 2010
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12:21
Voici la suite de la présentation des principaux personnages d’Ervalon avec, dans les prochains articles, Donhull, Miriya puis Solenn. On commence donc avec Donhull.
Bonne lecture !
Donhull Lirso
Les parents de Donhull et de sa sœur Miriya sont morts lors de l’attaque de leur ferme par les brigands, alors que les deux enfants n’avaient pas dix ans. Orphelins, ils ont été recueillis par
Reld Thrin, bourgmestre de Mirinn et ami de leurs parents. Alors que sa sœur ainée s’est très tôt tournée vers les armes avec l’idée (l’obsession ?) de venger la mort de ses parents, Donhull
s’est quant à lui refermé sur lui-même. L’enfant, déjà réputé pour sa sauvagerie, passa de plus en plus de temps seul à parcourir les bois et les forêts alentours, ne dédaignant pas même parfois
longer la lisière du Bois de Trois-Lunes maudit.
Très tôt, il s’est rendu compte qu’il partageait une sorte … d’affinité avec les bêtes les plus sauvages, et notamment les loups. Il arrive même, avec ceux qu’il côtoie le plus souvent, à presque
communiquer avec eux. Il n’a jamais réussi à expliquer à sa sœur comment il y arrive, mais ne s’en soucie pas plus que de raison. Son aisance avec les bêtes est pour lui aussi naturelle que sa
gêne et son impatience vis-à-vis de ses congénères.
Donhull vit non loin de son village natal de Mirinn, dans un bois où il a élu domicile. Les autres villageois évitent son caractère ombrageux et ses sautes d‘humeur, même s’ils reconnaissent en
lui un chasseur et un pisteur hors pair.
Ce que j’en pense
Donhull ne fait rien pour retenir sa sauvagerie, et rares sont les personnes à pouvoir lui faire entendre raison. Pour lui, tout doit répondre à l’ordre imposé par la nature. Sa loi est celle
du plus fort, et le seul code qu’il respecte est celui du territoire.
Il a trouvé dans les loups qu’il a réussi à apprivoiser des compagnons qui comprennent et respectent ces règles. Décidé à suivre sa sœur, que je vois parfois comme sa dernière part
d’humanité, il va être confronté à des évènements qui vont le conforter dans la voie qu’il s’est choisie ... ce qui ne se fera pas sans heurt.
Par David Bry
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Mercredi 3 mars 2010
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18:20
Voici enfin le dernier des trois crayonnés. Il est complètement à l'image du troisième tome des Chroniques. Les batailles y sont nombreuses, âpres et difficiles. Avelden doit lutter pour sa
propre survie, et rien ne dit qu'il gagnera.
C'est bien sûr Iselde Harken qui est au premier plan, de la même manière qu'elle est la première à se lancer au coeur des combats. Elle se jette dans la mêlée, sûre d'elle, sûre de ses hommes,
sûre de sa cause. Jamais elle ne doute. C'est ce qui fait sa force ... et sa folie aussi.
"
Plutôt mort que vaincu" est la devise d'Avelden sur les champs de bataille. Prions donc pour qu'ils soient victorieux.
Par David Bry
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Lundi 1 mars 2010
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21:16
Ce début d'année 2010 est chargé et, j'espère, prometteur. Je ne fais qu'écrire, écrire, écrire, en essayant d'ordonner les idées et les priorités entre tout ce que je dois et ai envie de
faire.
J'ai terminé fin janvier mes dernières corrections du tome 4 d'Ervalon, appelé "Le visage de Méga. J'en reparlerai ici très prochainement et plus longuement. Il y a beaucoup à dire.
Parallèlement, je travaille sur des scénarii de jeu de rôle pour Jeux de Rôle Magazine. Ceux-ci reprennent la trame des Brigands d'Avelden, le premier tome des chroniques.
Rien n'est encore terminé ni définitif, aussi je n'ai pas encore de date de parution dans le magazine. L'idée est en tout cas de proposer aux Maîtres de Jeu le souhaitant la possibilité de faire
revivre à leurs personnages le début de l'histoire d'Ervalon, presque telle que je l'ai faite vivre à mes propres joueurs. J'aime beaucoup cette idée ... et m'amuse à imaginer toutes les autres
fins possibles à l'histoire.
Pour rester dans le jeu de rôle, l'histoire propre d'Ervalon continue elle aussi. Nous en sommes au tout début de la troisième et dernière chronique, et à ce qui devrait être le septième tome sur
les neuf prévus. La première partie a eu lieu samedi dernier ... et les personnages sont déjà en route vers la tempête et leur destin.
A côté de cela, je travaille depuis la fin des corrections du tome 4 sur un autre projet de roman, qui me titillait depuis longtemps (voir les premiers mots que j'ai pu en dire à la fin de cette
interview). De la fantasy, toujours, cependant avec un monde, des héros et une trame très différents d'Ervalon
(heureusement d'ailleurs ;). Mais, de cela aussi, j'aurai l'occasion d'en reparler.
Je vais également devoir me mettre très bientôt à la rédaction d'une nouvelle pour une anthologie à laquelle on m'a proposé de participer (remise des textes pour juin !). L'histoire se met en
place doucement quelque part au fond de ma p'tite tête. Je la laisse murir encore avant de m'y mettre de manière plus concrète.
Enfin, il y a encore deux ou trois autres projets en vue, dont certains pourraient se concrétiser assez rapidement. Plus d'info ... dès que j'en ai moi-même :).
Cela fait beaucoup de travail. Beaucoup d'idées. Beaucoup à faire. J'ai l'impression d'avoir la cervelle divisée en petits compartiments, chacun avec son environnement, ses héros, son époque. Le
médiéval y côtoie les mondes post-apocalyptiques et les machines à vapeur des uchronies. Les groupes de héros aux amitiés fluctuantes croisent les loups solitaires. La magie cède la place aux
flingues, et vice-versa.
Tout avance, lentement mais sûrement.
Dommage que les journées ne fassent que 24 heures ...
Par David Bry
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